25/09/2016

** La famille D'HOOP **

 

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1737-1808 – François-Dominique Chevalier d'Hoop

 


Sa carte de visite

 

Après des études au collège des Augustins a Gand, François-Dominique obtint en 1761 une licence en droit à l'Université de Louvain. Il devint ensuite successivement avocat au Conseil de Flandre, homme de fief de la Chambre Légale de Flandre a Gand, conseiller-pensionnaire du pays d'Alost, conseiller-pensionnaire et actuaire des Etats de Flandre et enfin Conseiller au Grand-Conseil de Malines, anoblit par Joseph II et ce : "pour les bons et utiles services rendus depuis de nombreuses années (…)"

 

Il épousa en 1765 Marie-Louise Danneels, née à Gand en 1741 et y décédée en 1817, François-Dominique et son épouse eurent huit enfants dont trois firent souche (cfr repères généalogiques en bas de page, et bien-sûr notre généalogie).

Marie-Louise Danneels est fille de Jean-Baptiste Daneels, seigneur de Synghem ten Brande, et d'Adrienne Louise Marius, famille noble d'origine romaine, dont l'arrière-grand-père Louis Marius était auditeur général de la légation apostolique du Rhin et conseiller de S.E. l'Electeur de Trêves (cfr Exil à Trèves…).

 

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François-Dominique est l’arrière grand-père de Jules-Ferdinand d'Hoop (1825-1902, auteur des 4 branches belges) et le père de Ferdinand Antoine d'HOOP, Chevalier (1771-1842) seigneur de Bollechowitz en Bohème, ritter von Hoop depuis 1811, époux de Catherine, comtesse Auersperg (1776-1853), auteurs de la branche cadette étrangère.

Sous Joseph II, Archiduc d’Autriche, comte de Flandre, etc., etc..

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Contemporain de Joseph II qui accède au trône en 1765, François-Dominique pâtira des vicissitudes du règne agité de cet empereur jusqu'au décès de celui-ci le 20 février 1790. La politique autoritaire de réformes appliquée en violation des privilèges du pays suscite de violentes réactions. Ces périodes troubles amenèrent François-Dominique à de fréquents déplacements dans nos provinces, mais aussi à quelques voyages à Vienne.

Petit rappel historique : Jusqu'en 1787, les différentes régions formaient des états distincts qui dépendaient du pouvoir central à Vienne tout en conservant leur autonomie : L'impératrice Marie-Thérèse a exercé son pouvoir sur les provinces en qualité de Comtesse de Flandre, Comtesse de Namur, Duchesse de Brabant, etc.

L'empereur Joseph II apporta le 1er janvier 1787 des changements importants à l'organisation des Etats provinciaux. Par un premier édit, il supprima les Etats provinciaux existants et les remplaça par neuf "cercles". Par un deuxième édit, il priva les Etats provinciaux de leurs anciennes compétences judiciaires et instaura un pouvoir judiciaire séparé.

Des l'introduction des premières mesures despotiques, le conseil de Flandre adresse à Joseph II de longues remontrances : "La réunion de plusieurs couronnes sur une même tête ne permet pas de confondre les droits des habitants de ces différents pays... Votre Majesté a pris des engagements particuliers avec ses sujets de Flandre... Ils sont consacrés par le serment solennel qu'Elle a prêté lors de Sa Joyeuse Entrée..." Les Etats du Brabant refusèrent le 19 avril 1787 d'accorder les subsides ordinaires aussi longtemps que leurs griefs n'auraient pas été redressés. Les Etats du Hainaut, joignant leur voix à celle de la Flandre, protestèrent à leur tour contre les mesures gouvernementales.

Le 17 juin 1787, à l'assemblée des Etats de Flandre, François-Dominique d'Hoop lut une lettre qui contenait une invitation des Etats du Brabant à se joindre à eux et faire cause commune pour la défense des privilèges. La situation devint de plus en plus confuse et menaçante. L'effervescence était générale et l’insurrection éclata au mois d'octobre 1789. Des bandes armées se constituèrent dans le Brabant sous l'impulsion de Vonck et de van der Noot. Ce dernier lança son "Manifeste au peuple brabançon" qui proclamait la déchéance de Joseph II comme duc de Brabant.

Facteur aggravant, il y eut des mauvaises récoltes en 1787, 1788 et 1789 dans toute la région. En Flandre, attisée par le bas clergé et la disette, la grogne populaire s'amplifiait comme en témoigne l'incitation à la violence, dont le texte, tel qu'il fut répandu, est reproduit ci-après.

Dans la ville de Gand, trois monstres sont connus

Des ordres d'un barbare esclaves assidus.

Maroux est le premier, ministre des grands crimes

Intendant d'un tyran qui vous fait ses victimes

d'Hoop est le second dont la mine au repos

Cache d'un air modeste un cœur double et faux

Sourd aux maux des pays et soumis a son maître

d'Hoop trahit la province et c'est sans le paraître

Maerloop dans ses vieux jours de sa froide raison

Est le troisième monstre arme de trahisons

Gantois, armez vos bras et sans plus vous résoudre

Il est temps d'enterrer ces monstres sous vos foudres

Quiconque assomme l’un d'eux est sur d'être un héros

Le vengeur du public et l’auteur du repos.

 

Les trois personnalités dirigeantes qui sont visées sont le procureur-général Maroux, l'actuaire des Etats de Flandre François-Dominique d'Hoop et le baron de Maerloop, premier échevin de Gand.

Le dévouement de François-Dominique au gouvernement général et sa fidélité envers son souverain n’exclurent jamais chez lui un profond attachement aux institutions et aux privilèges des provinces belges. En sa qualité de conseiller-pensionnaire et d'actuaire des Etats de Flandre, seul il signait les nombreuses protestations et réclamations adressées par ces Etats, soit à l’Empereur, soit aux gouverneurs généraux. Ces documents exposaient au souverain, avec une grande fermeté et dans un style énergique, les griefs des Flamands et l’agitation croissante du pays. - F.-D. d'Hoop, au nom des Etats, les rédigeait lui-même, comme le prouvent les minutes écrites de sa main et conservées dans les archives de ces Etats.

C'est le 5 mars 1789, avant que n'éclate l'insurrection, que Joseph II anoblit François-Dominique, et ce : "pour les bons et utiles services rendus depuis de nombreuses années dans les emplois qu'il a desservis avec un zèle constant et un attachement respectueux pour le bien de notre royal service ... pénétrant de décorer ses armoiries, par grâce spéciale, d'une couronne d'or."

1789, révolution française, et nous, et nous, et nous !

 

Mais quels que fussent les justes sujets de plainte de ses concitoyens, F.-D. d'Hoop, fidèle à son serment, ne voulut jamais sortir des voies légales et refusa de suivre ses compatriotes sur le terrain de l'insurrection. C'est ce qui le fit compter à tort, par une populace ignorante et surexcitée, parmi ses ennemis et provoquera la scène de pillage et d'incendie en notre bonne ville de Gand.

Le 13 novembre 1789, neuf cents hommes de l’armée "nationale" de la révolution brabançonne parurent devant les portes de Gand, en deux colonnes. Ils pénétrèrent dans la ville en forçant les postes militaires des portes du Sas et de Bruges, et poussèrent les soldats autrichiens de poste en poste, de manière que le soir ceux-ci n'occupaient plus que les casernes et la citadelle... (De Smet, Hist. belg., t. II). Ce fut dans cette soirée qu'une populace furieuse se rua sur l'hôtel situé au coin de la rue de Bruges et de la rue du Bélier, habité par François-Dominique d'Hoop, alors conseiller-pensionnaire et actuaire des Etats de Flandre. Sa maison fut pillée, son mobilier, sa bibliothèque, ses archives de famille, tout fut détruit, dispersé, livré aux flammes. (Voir Réclamations Belgique - Imp. Des nations - XVe volume, p. 145 - relation officielle de la prise de Gand, par G.B.A. Schellekens, greffier du Comité général des Pays-Bas, du 25 novembre 1789.) - Un document reposant aux archives de l’Etat, à Gand (attestation du 23 novembre 1789, donné par le magistrat de Bruxelles ; inventaire n° 5559), constate qu'à la date de ce fait, François-Dominique d'Hoop habitait l’hôtel précité avec sa femme, cinq enfants et quatre domestiques, et que les dépens à payer du chef de ce pillage par la commune à M. d'Hoop s'élevèrent a 25,500 florins courant de Brabant.

Un certificat délivré a Vienne, le 7 mai 1811, par le Conseiller d'Etat, ancien Président du Grand-Conseil à Malines, Le Clerc, atteste "que, comme conseiller pensionnaire et grand actuaire de Flandre, place d'autant plus importante, que celui qui en était pourvu, était pour ainsi dire l’âme de toute l’administration de la province, M. d'Hoop a rendu des services essentiels au gouvernement général..." - D'un autre côté nous extrayons d'un certificat, date de la même ville, du 20 juin 1814 et signé Albert, archiduc de Saxe-Tesschen, ce qui suit:

"Nous soussignés certifions par la présente que feu François-Dominique d'Hoop (suivent les qualités) a rendu, pendant le temps que nous tenions le gouvernement général des Pays-Bas en nos mains, les secours les plus essentiels et les plus distingués a l’Etat ; qu'il a déployé une fidélité et un dévouement constant et désintéresse envers son souverain, et que, pour cette raison même, il s'est attire pendant l'insurrection Belgique, de la part de ses compatriotes, des persécutions de tout genre..."

 

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Drapeau de l’éphémère union des "Etats Belgique Unis"

 

 

 

 

 

Les tragiques événements qui ensanglantèrent nos provinces en cette fin de 1789 incitèrent François-Dominique, déchu de ses hautes fonctions par la révolution, à se soustraire désormais à la vindicte populaire. Il s'installa provisoirement à l’étranger comme on le décrira plus loin.

La déchéance de Joseph II comme comte de Flandre fut proclamée le 4 janvier 1790 dans un manifeste déclarant "la Nation libre et indépendante". Les Etats Généraux se réunirent à Bruxelles trois jours plus tard et adoptèrent l’acte d'union de nos diverses provinces sous la forme d'une confédération et sous la dénomination d'Etats Belgique Unis. Mais la mise en place des nouvelles institutions fait rapidement ébranlée par la rivalité croissante entre les partisans de Vonck et ceux de van der Noot et on se trouva bientôt au bord de la guerre civile.

 

Exil à Trêves…

 

 

Félix d'Hoop (1827-1897), Conservateur des Archives de l’Etat a Gand, fit imprimer en 1891 un petit opuscule intitulé : "Les souvenirs pieux de ma Tante Sophie". La « Tante Sophie » n'est autre que Anne-Sophie d'Hoop (1778-1845), un des huit enfants de François-Dominique, et donc grand-tante de Félix et c'est par elle que nous apprenons que, lors de la Révolution brabançonne, c'est Trêves qui fut choisie comme havre de paix.

Si elle ne donne pas le motif de ce choix, on peut penser que l’ascendance maternelle de l’épouse de François-Dominique n'y est pas étrangère. On se souviendra en effet que Louis Marius, bisaïeul du cote Danneels a été conseiller de l'Electeur de Trêves. Quoiqu'il en soit, Sophie qui a treize ans n'y est guère heureuse. Elle écrit « S'il dépendait de moi de partir dans ce moment même, écrit-elle en novembre 1790 à sa sœur aînée Philippine (Madame François van Alstein), je n'y balancerais pas un instant. Si vous saviez comme je désire le jour quand je pourrai dire : adieu Trêves, adieu droef Trier ».

… et retour

Joseph II décéda le 20 février 1790 a Vienne. "Votre pays m'a tué" aurait-il dit au prince de Ligne. L'empereur Léopold II, son successeur, publia une déclaration où il prenait l’engagement de maintenir les constitutions des provinces belges dans l'état ou elles se trouvaient sous le règne de Marie-Thérèse. Fin 1790, les troupes autrichiennes revinrent en force reconquérir les provinces belges. Les privilèges des Etats étant reconnus comme il l’avait toujours souhaité, François-Dominique revint de l’étranger et réintégra ses anciennes fonctions qu'il n'avait abandonnées - contraint et forcé - que quelques mois.

Le 6 juillet 1791, en présence des plus hautes autorités du pays, c'est François-Dominique qui, en sa qualité de conseiller pensionnaire et actuaire des Etats de Flandre, accueillit à Gand le nouvel empereur lors de "l'inauguration solennelle de sa Sacrée Majesté Léopold II comme comte de Flandres"

La suite de l’Histoire (avec un grand « H »)

 

Décédé en 1808, François-Dominique ne connaîtra pas la suite tourmentée de notre histoire : les guerres napoléoniennes ne se terminent vraiment qu’en 1815, puis nos provinces passeront sous la couronne des Orange-Nassau. Sous le régime hollandais, les noms des anciennes provinces furent rétablis, mais l'organisation et les frontières territoriales des départements français furent en principe maintenues, à quelques exceptions près.

 

Repère généalogique

 

Arrière grand-père de Jules-Ferdinand d'Hoop (1825-1902, auteur des 4 branches belges), François-Dominique était le fils d'Antoine-François (1708-1786) et de Thérèse-Françoise Raparlier (1709-1786), tous deux nés et décédés a Gand.

 

C'est dans cette bonne ville qu'il épousa en 1765 Marie-Louise Danneels, née à Gand en 1741 et y décédée en 1817, fille de Jean-Baptiste Daneels, seigneur de Synghem ten Brande, et d'Adrienne Louise Marius, famille noble d'origine romaine, dont l'arrière-grand-père Louis Marius était auditeur général de la légation apostolique du Rhin et conseiller de S.E. l'Electeur de Trèves.

 

François-Dominique et son épouse eurent huit enfants dont trois firent souche :

 

- Philippine Antoinette d'Hoop(1769-1831) veuve depuis 1791 de François van Alstein, seigneur de Radepas, dont un fils, Pierre van Alstein (1791-1862), professeur a l'Université de Gand et célèbre bibliophile, décède en célibat.

 

- Antoine-François d'Hoop(1769-1829) seigneur de Synghem ten Brande qui épousa à Heusden en 1795 Hélène-Thérèse van Alstein (1776-1849), grands-parents de Jules-Ferdinand d'Hoop (1825-1902), l'ancêtre des quatre branches belges actuelles.

 

- Ferdinand Antoine d’Hoop, Chevalier (1771-1842) seigneur de Bollechowitz en Bohème, ritter von Hoop depuis 1811, époux de Catherine, comtesse Auersperg (1776-1853), auteurs de la branche cadette étrangère.

 

- Louis François d'Hoop (1774-1785)

 

- Emmanuel François d'Hoop(1776-1776)

 

- Sophie Thérèse Philippine d'Hoop(1777-1777)

 

- Anne-Sophie d'Hoop(1778-1845)

 

- Angélique Françoise d'Hoop(1783-1859)  fut

La première épouse de notre arrière grand-père Pierre  KOCKS.****

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Pierre KOCKS  arrière grand-père d'Arthur WILDSCHÜTZ 

 

 

 

 

 

Photo de Pierre KOCKS 

(mon arrière grand-père, qui fut aussi l'aïeul de toute la lignée KOCKS)

 

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Photo d'Angélique D'HOOP 

 


 

 

 

 

 

 

 

Autres contributions de François-Dominique

 

François-Dominique, dans ses moments de loisir, se consacrait à des travaux historiques et littéraires. Aux archives de l'Etat à Gand, le "don d'Hoop" c’est à dire une somme imposante d'archives familiales données à l’Etat par Félix d'Hoop (1827-1897) il y a une bonne centaine d'années, contient de très nombreux documents de la main de François-Dominique. Documents de tous genres : textes de discours et d'articles divers, correspondances, dossiers judiciaires (il était avocat), notes personnelles, etc.

Certaines pièces sont rédigées en français, généralement ce qui semble avoir eu un caractère officiel. Mais la majeure partie est libellée en flamand de l’époque, plus particulièrement les notes personnelles. Ce qui incite à penser que la langue maternelle de notre ancêtre était plutôt le flamand.

Catalogué comme un éminent jurisconsulte du XVIIIe siècle, François-Dominique présenta en 1774 a l'Académie des Sciences de Bruxelles un mémoire en flamand sur cette question : "Quel est le droit écrit dont on fit usage dans les provinces néerlandophones depuis le VIIe jusqu'au XIIIe siècle, et quel était le mode de procédure à cette époque". Cet ouvrage obtint une mention honorable en 1776 et fut imprimé l'année suivante dans le "Recueil des mémoires couronnes".

En 1778, in prononça un discours à l’occasion de la distribution biennale des prix à l'Académie de peinture de Gand.

Deux ans plus tard, il présenta un nouveau mémoire à l'Académie de Bruxelles : "Notices et inventaires des manuscrits relatifs à l'histoire de Belgique qui existent ou ont existe dans les différents dépôts publics ou particuliers soit dans le pays, soit à l’étranger". Ce mémoire fut couronné en 1781 mais n'a jamais été imprimé, le manuscrit ayant été détruit dans l'incendie de sa demeure en 1789. La bibliothèque royale de Bruxelles en possède toutefois une copie portant le n° 17791. Dans le volume des mémoires de l’année 1778 on trouve également : "Extraits d'un mémoire de Monsieur d'Hoop, avocat au Conseil de Flandre, sur les principales expéditions et émigrations des Belges".

 

Conseiller pensionnaire

 

Dans les anciens Pays-Bas, les échevinages des villes sont dotés de larges compétences en matière de justice et de police. Ils recourent toutefois à des juristes pour les éclairer : le conseil fait en effet partie du processus ordinaire d’élaboration des décisions.

Le principe d’autonomie et celui de la liberté de prendre conseil ont conduit les villes à créer, à partir du xive siècle, l’office de conseiller pensionnaire, afin d’avoir l’avis de ce dernier à tout moment. L’officier, un gradué qui a souvent pratiqué, reçoit deux missions principales. La première, au titre du consilium, en fait le conseiller privilégié des magistrats municipaux. Au titre de l’auxilium, l’officier assiste les échevins dans leurs tâches quotidiennes, et lors de la conclusion du pacte avec le prince. Il est enfin le représentant de la ville dans le cadre des députations ordinaires et extraordinaires. Il concourt, par l’ensemble de ses fonctions, au maintien de la communauté privilégiée.

 

Grand Conseil de Malines (1473-1796)

 

A l’époque le Grand Conseil de Malines/Mechelen, instauré en 1473 par Charles le Téméraire est au sommet de l'organisation politique et judiciaire des Pays-Bas. Cour de dernier ressort des Pays-Bas, elle fut instaurée à l'origine pour servir la politique des ducs de Bourgogne en assurant une tutelle sur les villes, tant par la réception de tous les appels formés dans les Pays-Bas, qu'en ayant connaissance directement de tous les cas spécifiques.

En 1790 les États de Malines se déclarent indépendants du Grand Conseil et de l'Empereur Joseph II et participent à la confédération des États-Belgiques-Unis. Restauré par l’impératrice Marie-Thérèse il sera définitivement aboli sous l’occupation française.

Il est à remarquer que les membres de ce Grand-Conseil étaient en même temps maîtres des requêtes de l'hôtel de Sa Majesté. Cette qualité les rendait égaux en rang et en honneurs aux conseillers et maîtres des requêtes du Conseil Privé, leur donnait, comme à ceux-ci, la noblesse héréditaire, s'ils ne l'avaient déjà, et le titre de chevalier.

 

la Révolution brabançonne

 

Entre 1787 et 1790 se déroule la Révolution brabançonne, en rejet des réformes progressistes de l'empereur Joseph II. Elle n'est donc pas apparentée à la Révolution française.

Les insurgés défont les Autrichiens à Turnhout le 27 octobre 1789, prennent Gand le 13 novembre, forçant à l'exil les régents impériaux Albert de Saxe-Teschen et son épouse l'archiduchesse Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine. Van der Noot déclara alors le Brabant indépendant, et d'autres provinces des Pays-Bas autrichiens suivirent le mouvement (à l'exception du Luxembourg).

Le traité d'union a été signé à Bruxelles le 11 janvier 1790 par les députés de neuf États, notamment les États de Brabant, de Gueldres, de Flandres, de West-Flandres, de Hainaut, de Namur, de Tournai, du Tournésis (ou Tournaisis) et de Malines. Il n'a cependant pas été signé par le Luxembourg, où l'autorité ducale de l'empereur restait intacte.

Dans l'absence de soutien international, la République belgique des neuf Provinces des Pays-Bas du Sud n'exista que pendant un an : dès décembre 1790, une armée impériale autrichienne reprit le pouvoir pour le nouvel empereur Léopold II.

 

Jean-François Vonck

 

Jean-François Vonck (Baardegem, 29 novembre 1743 - Lille, 1er décembre 1792) est opposé au despotisme de l'empereur Joseph II, bien qu'il approuve une partie de ses réformes. Il fonde début 1789 avec Jean-Baptiste Verlooy et Jacques-Dominique t'Kint une société secrète résistante appelée Pro Aris et Focis (Pour nos autels et nos foyers) et recrute une armée patriotique basée en territoire Liégeois indépendant, qu'il place sous le commandement de Jean-André Vander Mersch. En octobre de la même année, il rejoint Henri van der Noot à Breda.

Après la victoire sur les autrichiens des dissensions idéologiques apparaissent rapidement entre le courant conservateur de Van der Noot, partisans du rétablissement de l'autorité des États provinciaux, et de Vonck, démocrate. Alors que Vonck est à Gand, Van der Noot, soutenu par le clergé, s'attribue tout le mérite de la révolution et entrant triomphalement à Bruxelles prend le pouvoir. En mars 1790, à Bruxelles, les vonckistes s'opposent à l'autoritarisme du nouveau pouvoir des États-Belgiques-Unis. Leur mouvement est déclaré séditieux et interdit, certains de ses membres sont arrêtés. Vonck est contraint de se réfugier à Lille où il se rapproche des milieux modérés des révolutionnaires français. Il meurt de maladie le 1er décembre 1792 sans avoir pu rentrer en Belgique.

 

Henri van der Noot

 

Henri van der Noot, ou Heintje van der Noot, comme on l'appelait populairement à l'époque, est un avocat, un homme d'État, un écrivain juridique de langue française, un membre éminent des Lignages de Bruxelles. Il était issu d'une des plus anciennes familles de vieille souche bruxelloise. Il fut avec Jean-François Vonck et Jacques-Dominique t'Kint un des chefs de la Révolution brabançonne de 1789. Il prit en 1789 une grande part à l'insurrection qui avait pour but de chasser les Autrichiens des Pays-Bas. Il fut, lorsque les troupes impériales eurent évacué le pays, président du Congrès national, chargé du pouvoir exécutif.

Les Autrichiens ayant repris le pays en 1790, il se retira en Hollande et, dans une adresse publiée en 1792, il engagea ses compatriotes à s'unir à la France.

 

Sources consultées :

- Page très fortement inspirée de l’article que Christiane d’Hoop de Synghem a écrit dans notre revue familiale en 1997 ;

- Nobilaire Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de 1724-94 Bourgogne, de Jean Charles Joseph de Vegiano – 1866 (accessible sous Google)

- Notice généalogique concernant la famille d'Hoop de Synghem, par le baron de Herckenrode - Gand 1874 ;

- Quelques aspects de la vie en Flandre au XVèmle siècle par le baron Jean d'Udekem d'Acoz - Gand 1989 ;

- Les souvenirs pieux de ma Tante Sophie par Félix d'Hoop - Alost 1891 ;

- Université de Lille II. Soutenance de thèse

- Wikipedia

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16:28 Écrit par Arthur WILDSCHÜTZ dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

J'aime bien votre blogging, je vous laisse ce commentaire pour vous encourager à le maintenir à jour.

Écrit par : parier sur france honduras | 12/06/2014

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