20/08/2017

*** La Plume du Poète. *** Karmanda Maghi 16-08-16 © TDR

*--À ta plume poète.--*

 

Toi qui jamais ne meurs, tu hantes mes pensées.
Une lente agonie où tes rimes s’épuisaient
L’encrier et la plume à l’instant se sont tus
Le ciel répand ses larmes sur toi qui a vécu.

Poète, sous ce linceul, te voilà anonyme
Nous, en lointains pays et de toutes origines
À la source des tes mots, quand le verbe décline,
Juste en fermant les yeux, nous frôlions le sublime.

J’imagine ce cœur aimant, battant dans ta poitrine
Mais ta main immobile, oublie les mots, oublie la rime.
Sonorité de lyre, ou archet de violon
Sous l’harmonie des mots, je t’aimais de passion.

Au satin de tes vers nous revivions l’amour
Et d’un tracé de plume, main gantée de velours
Le fantasme naissait, l’émoi suivait son cours.
Manquent tes mots, poète, manque le troubadour.

Quand un poète meurt, une étoile s’éteint
Quand se meurt le poète, fuyant ses incertains,
Flotte un parfum d’adieu qu’il noue à nos mémoires
Il fut un temps heureux, tant nous pouvions y croire.

Une plume s’est posée près de mon encrier,
Puis dans une illusion je l’ai vue s’affairer
Puiser les émotions dans l’encre indélébile
Les tracer sur la toile d’une main malhabile.

J’ai reconnu tes mots, poète, quand ta main me guidait

Ta plume en héritage … l’amour en débordait
J’ai compris sur l’instant que tu m’avais aimée
J’ai versé tant de larmes quand je désespérais
Me restent quelques mots, ils sauront te pleurer.

On a tort de penser à la mort des poètes
Car jamais ils ne meurent, leurs poésies en tête
Ils survivent en nous, d’une immortalité
Tant ils ont fait rêver, au fil du verbe aimer.

Karmanda Maghi 16-08-16 © TDR

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18:41 Écrit par Arthur WILDSCHÜTZ dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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